26.07-1.08.2020 | MUSIQUE ET DANSE | Cie Bron Bi et Laure Fischer

La Compagnie Bron Bi a été crée en 2017, dans le but de dynamiser et de concrétiser les milles idées de projets de Roméo. Depuis son entrée dans le monde de la danse, son esprit n’a de cesse de créer ; son inspiration profonde lui venant de ses origines ivoiriennes, de son histoire personnelle et de ses réflexions sur le but de l’Existence.
Transmettre est le maître mot de cet homme à l’énergie contagieuse. Voilà donc le but de sa compagnie : faire connaître la culture de son pays et de son continent, partager les savoirs avec les autres nations, comprendre et faire comprendre le langage artistique ; affiner la technique et la manière de faire parler le corps, développer la relation ordinaire que l’on a avec notre surface d’appuis ; la relation au sol, d’où l’on puise notre énergie. Roméo a tendance à rappeler que ce sol est, selon sa vision d’humain, “une matière dont nous sommes nous-même matière”.

Voici quelques exemples des projets déjà réalisés par la Compagnie Bron Bi :

8 minutes de balançoire : “Devons-nous considérer comme vraie la perception que nous avons de la réalité qui nous entoure ? “

Kavô- Tchiva : “inculquer aux enfants des valeurs comme la prise de confiance en soi, l’estime de soi, le partage, l’acceptation de l’autre, le respect de la différence, la joie de vivre.”

ME4YOU : “Essayons avec l’art ; le don de soi, l’amour inconditionnel sont les seuls et véritables moyens d’être utile pour l’Humanité.”

Proximité : “J’ai compris à cet instant qu’un temps de danse peut changer beaucoup de choses dans une vie ; en particulier dans la vie de personnes dites en rupture.”

Roméo Bron Bi – L’Homme
Danseur / Chorégraphe / Interprète

Roméo Bron Bi est originaire de la Côte-d’Ivoire. La danse se manifeste dès sa tendre enfance, sous l’influence des rythmes de vie qui l’entourent, des danses traditionnelles et
urbaines du centre ouest de son pays. Dès 2005, son amour de la danse devient sa raison de vivre, son métier et son mode d’expression privilégié.

Il commence à se mouvoir sur influence musicale Gospel, puis étudie le Modern’Jazz, la danse liturgique, le théâtre et le mime. Il se perfectionne au fil du temps, au contact de plusieurs chorégraphes et danseurs tels que Salia Sanou, George Momboye, Koffi KOKKO, Julia Cima, Andrea Ouamba, Jonathan Prenlas, Pierre Doussaint , Didier Theron, Max
Diakok, Silvie Pabiot, Merlin Nyakam .

Ces rencontres et partages, combinés à sa curiosité et à sa sensibilité, s’avèrent fondamentaux pour entamer un travail d’exploration autour de l’esthétique lié au corps et à son mouvement. En considérant le corps comme son champ premier de relation avec le monde, il est, pour lui, le principal outil de connaissance et de sensation, un instrument de savoir et de pensée.

Ainsi, sa recherche personnelle vise à affiner la technique et la manière de faire parler son corps, en développant la relation ordinaire que nous avons avec la surface d’appuis ; la relation au sol, d’où il puise son énergie. Il a tendance à rappeler que ce sol est, selon sa vision d’Humain, “une matière dont il est lui même matière”.

Il se fait remarquer en faisant partie du trio Jasp’Company, en 2012, dans le cadre de la Triennale de l’ADEA au SIAO (Burkina Faso) ; lors du Festival « Dansons maintenant »
organisé par la Fondation Zinsou (Bénin) avec la pièce « Eclipse ». Il a également collaboré à des initiatives de grand intérêt comme les performances autour des œuvres d’artistes
de renommée internationale tels que Bruce Clarke, Nicole Dufour, Simplice Haouansou…

Il s’installe en Alsace, précisément à Strasbourg en 2013, où il donne des cours de danse Contemporaine d’inspiration africaine, des cours de danse Afro – Urbaine et de danse Moderne – Jazz. Il crée sa propre compagnie, la “Compagnie Bron Bi” en 2017, pour se recentrer sur son propre langage artistique, pour que ses idées, ses rêves et ses projets voient enfin le jours.

Sa thématique de travail reste la réflexion sur le but de l’existence de l’Homme en lien avec son environnement.

SINANNI = ORIGINE (relation d’un enfant à sa mère – An moûh)

« Savoir d’où je viens pour savoir où je vais »
Le sujet de la performance est la relation entre une mère et son enfant. Il décrit cette relation au travers de l’expérience personnelle du chorégraphe danseur. Cette performance traite des émotions ressenties à chaque étape.

Le sujet est universel car il traite de la séparation d’un enfant d’avec sa mère et ce quels que soient les raisons qui poussent à l’éloignement : la misère pour trouver un monde meilleur, la révolte de
l’adolescent, les études, la construction de sa vie d’adulte, la vie tout simplement. Mais quels qu’en soient ces raisons, les souvenirs des bons moments avec elle sont ancrés dans chacun de nous, ils nous ramènent toujours à elle. L’amour d’une mère pour son enfant et de l’enfant pour sa mère ne change pas malgré le temps qui passe. Peu importe que l’on ait 2 ans, 25 ans ou 60 ans, nous sommes tous, l’enfant d’une maman.