22-28.02.2021 | SPECTACLE VIVANT | Cie Ni

Le Projet : 

Terre brûlée (Titre provisoire)

Si Léon est toujours grognon

C’est qu’il a encore de bonnes raisons.

La terre se prend pour un radiateur

Et ses habitants ne font que des bêtises.

Pour sauver la planète d’un destin funeste

Il va devoir surmonter ses propres tourments !

Léon, éternel nomade, pose régulièrement son baluchon pour se frotter aux sédentaires que nous sommes, le temps d’une rencontre au coin de la Rue. Ce jour-là, il prend soudainement conscience en allumant une vieille radio que la planète supporte de plus en plus mal ses bipèdes autoproclamés « Sapiens » avec une belle prétention. Et que, dans un futur pas bien lointain, la vie que nous avons l’habitude de mener va changer, plus ou moins radicalement. Comme tout un chacun, la nouvelle le perturbe. 

Comment va-t-il réagir ? Par le déni, l’optimisme forcené, la fuite ? Va-t-il jouer les Cassandre, proposer ses solutions, essayer de convaincre les autres ?

Un spectacle pluridisciplinaire : « Des pieds et des mains » (création 2015) a permis d’entrevoir une palette de disciplines allant de la danse aux arts du cirque en passant par la musique. Il en sera de même pour ce nouvel opus.Les arts du clown et du burlesque seront toujours au service de l’écriture, soutenus par les disciplines du corps et musicales qui permettent à Léon de s’exprimer aujourd’hui. Et comme Léon est un solitaire qui ne peut vivre sans les autres, il faudra à nouveau compter sur sa force d’interaction avec le public.

Les porteurs du projet : 

La Compagnie Ni

La compagnie Ni doit son nom aux chevaliers qui disent « Ni ! », scène culte du film « Monty Python and the Holy Grail ». La vie, absurde, n’a que le sens qu’on veut bien lui donner ? C’est autour de l’irrationnel, du grotesque et du burlesque que se construit l’univers de la compagnie sous l’impulsion de Jean-Nicolas Broyer, comédien circassien. Inspiré par Chaplin, Keaton et Lloyd, et formé par Carlo Boso, Claude Victoria et Eliane Dusch entre autres. Il fonde en 2015 la Compagnie Ni à la demande expresse de son Léon intérieur qui cognait à la porte pour exister. « Des pieds et des mains » est créé la même année. La Compagnie Ni propose avec ce premier spectacle une source d’inspiration en contrepoint du monde contemporain. Accompagnée depuis 2017 par Manon Woelfli à la production/diffusion, la compagnie a présenté ce spectacle dans divers lieux et dans des festivals tels qu’Au Bonheur des Mômes : 2eme prix du Public (2018), Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac, Les Zaccros d’ma Rue (2019), Hop Hop Hop (2019), le FARSe (2019)… Depuis sa création, Des pieds et des mains a été joué plus de 200 fois en France, en Italie et en Belgique.

Jean-Nicolas Broyer

De nature curieuse, il part à l’aventure très jeune et devient chercheur de graines. Il grimpe dans les palmiers de Bolivie, de Madagascar, du Japon pendant plus de 10 ans. Les rencontres au fil du temps ont nourri sa soif d’écouter et de découvrir. De passage à Paris en 1999, il voit « Le Cri du Caméléon », un spectacle du CNAC mis en scène par Josef Nadj : c’est une révélation. Jean-Nicolas décide ce jour-là qu’il montera sur scène pour partager sa perception du monde. Il se forme alors au théâtre, à la marionnette, aux claquettes et à la musique, à diverses disciplines des arts du cirque et au jeu d’acteur avec Mickaël Kroutov de la compagnie « On a beau dire ». Il travaille rapidement « les Zanimos », « Le coin qui tourne », le « Theater rue piétonne »… Tout en peaufinant son rapport à la scène et au public, il se découvre l’envie d’écrire. Sa sensibilité le mène tout naturellement vers le burlesque, et c’est ainsi qu’il crée en 2015 la Compagnie Ni et écrit son premier spectacle « Des pieds et des mains ».

Vincent d’Eaubonne

Après une première vie aventureuse et décalée, puis une deuxième sérieuse ou il a failli devenir un important avant de renoncer devant la vanité et le ridicule d’un tel projet, Vincent d’Eaubonne a multiplié ces 20 dernières années les activités dans le monde des arts vivants, particulièrement la Rue et le cirque. Auteur-photographe, il a documenté le travail de plus de 400 compagnies, en 22 000 photographies. Il a exposé, sur commande, dans de nombreux lieux en France et à l’étranger avant de se consacrer à l’accompagnement des créations en tant qu’œil extérieur par l’image. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré Jean-Nicolas Boyer dont il est devenu un partenaire assidu en apportant sa pierre à l’émergence de Léon durant deux ans. Parallèlement, il se consacre à l’écriture sous diverses formes. « Rédac-chef » du webzine Larscène pour le portail Artsdelascène, il produit des articles et publie des correspondant(e)s qui ont les pieds sur le sable des pistes, le bitume de la Rue, les planches des Théâtres (Chtou des Qualité Street, Stéphane ancien d’Archaos…). Il rédige aussi des chroniques critiques à partir de livres écrits par des journalistes, des personnalités politiques et scientifiques qu’il fréquente (David Dufresne, Pierre Jouventin, Corinne Morel-Darleu…)