2025 | Wanqi Gan | Arts visuels
Où commence le ciel ?
WANQI GAN
Résidence Arts visuels
Wanqi Gan est accueillie dans le cadre de la résidence annuelle grâce au label Atelier de Fabrique Artistique (AFA) du Collectif des Possibles.
“Où commence le ciel ?” est un projet immergé dans une quête pour capturer la subtile lisière entre le tangible et l’infini, et le désir de forger un lieu de partage de perception et d’humour.
Son objectif est d’explorer la diversité des réponses individuelles au thème universel du ciel, en laissant place à ses multiples dimensions : scientifiques, philosophiques, géographiques, poétiques, politiques et religieuses. À travers une installation interactive et ludique, je souhaite offrir aux passants un espace où ils pourront réfléchir et s’engager avec la perception du ciel de manière stimulante et inclusive, invitant ainsi les participants de tout âge et de tout horizon à contribuer à cette exploration. La forme précise de l’installation reste ouverte et en cours de réflexion, mais plusieurs idées et possibilités sont envisagées, telles que des petites structures urbaines, des espaces d’écriture et de création, des objets semi-architecturaux et d’autres éléments visuels qui évoqueront la présence du ciel dans notre environnement quotidien. Ces éléments seront disposés de manière à encourager l’interaction et l’exploration de la part des visiteurs, qui seront invités à interagir avec l’installation de diverses manières.
Mon approche personnelle du ciel :
Dans l’imaginaire collectif, le ciel peut se définir par une palette de couleurs saisissantes qui en déterminent l’essence et le rendent reconnaissable même sur une simple image. Il s’agit du bout de bleu (ou orange, noir, etc.) au-dessus des silhouettes terrestres (immeubles, forêts,
horizons, mer, etc.). Alors, un problème surgit : si la vision s’arrête et qu’on ne perçoit plus de couleur (pour une personne aveugle par exemple), le ciel existe-t-il toujours ? Oui.
De même, la notion de ciel est étroitement liée à l’architecture et à notre perception de l’espace. Par exemple, lorsque je suis à l’extérieur, je peux dire que le ciel est juste au-dessus de ma tête, mais cette affirmation perdrait tout son sens si j’étais à l’intérieur d’une maison, même si je me trouve à la même altitude. Le ciel peut prendre une dimension religieuse et spirituelle pour certains, et géopolitique pour d’autres. Autrement dit, le ciel appartient à un groupe de personnes, puisqu’on parle de la
souveraineté aérienne, mais d’un point de vue absolu, le ciel de tous les pays, n’est-il pas un seul même ciel unique, uni et continu ?
Toutes ces questions et ces contradictions apparentes sur la perception et la définition du ciel m’inspirent à explorer les multiples dimensions de ce phénomène cosmique, tout en injectant une touche d’humour et de poésie dans mon approche artistique.
Wanqi a proposé différents moments de partage de sa pratique en invitant les habitant.e.s de la vallée et les membres du Collectif a confectionner des cerfs-volants. Des visiteur.ses sont venu.es de toute la CEA, et même d’Allemagne !
Wanqi présentera son travail lors d’une sortie de résidence à l’occasion de la Visite ouvre ses portes en mai 2026.
Née en Malaisie et installée en France depuis 2012, Wanqi Gan façonne un univers graphique saugrenu où l’absurde et l’humour deviennent des prismes pour aborder des questions à la fois légères et existentielles. À travers des récits poétiques ou surréalistes, elle invite le spectateur à revisiter des notions telles que les frontières, la perception et les dynamiques de (dé)connexion humaine.